Permis de conduire : les nouvelles réglementations en 2019

Depuis le début d'année, des réformes quant à l'obtention du permis de conduire ont été avancées. Cependant, elles n'ont pas toutes été accueillies à bras ouverts par les enseignants de la conduite. Malgré tout, ces changements peuvent-ils apporter des réponses aux attentes de certains ?

Un remaniement et un traitement des candidats équitable

Depuis toujours, l'accès à l'examen de conduite a été un véritable parcours du combattant pour un candidat libre. En effet, comparé à un candidat ayant suivi une formation en auto-école, la préparation du dossiers ainsi que sa validation peut durer des mois. Mais peut-être est-ce dû au fait que l'établissement se porte garant de chaque candidat qu'il forme.

Par ailleurs, au vu des sommes astronomiques que les postulants au permis de conduire déboursent en formation et préparation de dossier, les auto-écoles se sentent certainement obligées d'apporter un minima de qualité quant aux services qu'elles fournissent ?

Toutefois, depuis le début d'année, et notamment suite à la mise en place de la loi Macron, de nouvelles règles ont été instaurées qui stipulent que le traitement de tous les postulants au permis de conduire doit être identique. Ainsi, que ce soit pour un candidat libre ou un candidat ayant suivi sa formation en auto-école, le délai d'attente pour la validation des dossiers devrait être le même.

Des formations en ligne pour la théorie

Ce point a fait débat auprès des formateurs et des propriétaires d'auto-école. Effectivement, une formation en ligne peut présenter certains avantages, notamment pour des candidats résidant dans des zones isolées. Cependant, certains professionnels de la formation décrient cette méthode. D'autres dénotent même une « ubérisation » de la profession à grande échelle.

Par ailleurs, des formateurs ont pu constater par eux-mêmes les inconvénients qu'une formation en ligne peut avoir. En effet, les postulants n'assimilent pas totalement les codes qu'ils sont censés maîtriser lors de la formation théorique. Aussi, les formateurs doivent-ils reprendre les cours depuis le début lors de la pratique. Cela équivaut à une perte de temps, mais surtout une perte d'argent pour le candidat.

De plus, ce genre de formation peut nuire à l'image de la profession qui est pourtant l'un des métiers les plus importants. Bien entendu, cette loi n'est pas encore officialisée et pour l'heure, les postulants au permis de conduire devront toujours se rendre dans une auto-école pour signer leurs contrats de formation.

Une mise au point sur l'agrémentation des formateurs

Ce sont les enseignants des auto-écoles qui forment les futurs conducteurs de demain. C'est une lourde responsabilité qui peut engendrer de graves conséquences si elle est prise à la légère. Aussi, afin de permettre aux nouveaux candidats de bénéficier des formations adéquates et de manières rigoureuses, des réglementations drastiques sont mises en place.

À cet effet, toute personne désirant faire partie du corps enseignant et prodiguer des formations sur les règles de conduite théoriques et pratiques doit observer les conditions des lois instaurées s'y affairant. Bien entendu, ces critères sont disponibles et consultables auprès des préfectures.

En conclusion, la loi Macron a apporté de nombreux changements aux anciennes pratiques régissant l'accès à la formation sur les règles de conduite. Cependant, toutes ne sont pas acceptées par le corps enseignant représenté par la FNEC. Et bien que ces lois ne soient pas encore effectives, les avis restent mitigés quant à ces nouvelles réglementations. Pour plus de sécurité, mieux vaut préparer son permis de conduire avec Roule Raoule !